|
Le loup et le petit chaperon rouge, romulus et remus ... le loup et le petit chaperon rouge, romulus et remus, les photos des loups ... Loup le mal aimé ... ! La disparition officielle du loup date de l’année 1937 où « le dernier loup » fut abattu dans le Limousin, des photos en témoignent. Plus précisément, le loup a été présumé éteint en temps que « population reproductrice » entre 1930 et 1939. Cette disparition s’explique par la progressive humanisation du territoire, via l’élevage et la déforestation surtout. Elle s’explique aussi par une politique volontariste d’extermination de l’animal, considéré comme un ennemi des hommes, tant en terme d’occupation des territoires ruraux que de prédation sur les troupeaux, ressources alimentaires et financières (chasse intense, piégeage, empoisonnement). Au IXème siècle, Charlemagne crée le corps de louveterie (en 813). Cette organisation perdure plus de mille ans, tant la résistance des loups est importante. Elle est financée par la Couronne jusqu’en 1787, date à laquelle elle est dissoute car considérée comme trop coûteuse (= Révolution française). Napoléon la rétablit en 1804 avec, à sa tête, un « grand veneur ». L’institution existe toujours à l’heure actuelle, avec de nouvelles fonctions, bien sûr, comme l’organisation de battues administratives aux nuisibles (renard, pie, corneille...). Les difficultés propres à l’époque, portées à l’extrême au XIVème siècle dans la Guerre de cent ans, exacerbent la peur du gros loup. Froid, guerres, disettes, épidémies et misère laissent des cadavres sans sépulture, ceux-ci attirent des loups, au régime alimentaire pour le moins opportuniste. Le loup anthropophage était né dans les esprits. L’animal est accusé ensuite, dans les chroniques, d’attaques qu’il n’a jamais commises. Au XVIIIème siècle, la peur des loups est à son comble. La « Bête du Gévaudan » "gros loup" terrorise la région pendant plus de 3 mois et tue une centaine de personnes. Cette bête néglige la chair des agneaux et préfère celle des bergers, surtout des enfants et des jeunes femmes d’ailleurs. Aujourd’hui, les éthologues et les scientifiques qui ont étudié le loup peuvent affirmer que ce choix de victimes démontre qu’il ne s’agissait pas d’un animal sauvage. Leur hypothèse se tourne plus favorablement vers un chien dressé à l’attaque. Dans « Vie et mort de la bête du Gévaudan », R.F. Dubois dévoile les résultats de son enquête : la « Bête » était bien un animal, voire plusieurs, mais dressé(s) par l’homme à tuer. L’hypothèse se porte sur les frères Chastel, personnages très influents auprès du Comte de Morangiès et du Marquis d’Apcher. En effet, ceux-ci étant accusés de tentatives de meurtre dans un autre dossier, les crimes attribués à la « Bête cessaient aussitôt qu’ils étaient mis en prison ». Après la Révolution, la chasse n’est plus réservée à l’aristocratie. L’augmentation des primes donne à tous du cœur à l’ouvrage : un cadavre de loup accorde une prime équivalente à plus d’un mois de salaire pour un ouvrier agricole ! L’homme déploie alors un impressionnant arsenal meurtrier : arcs, flèches, arbalètes puis fusils de plus en plus performants, battues, trappes, poisons et une foule d’autres moyens rivalisant d’inventivité, d’originalité et surtout de cruauté. Depuis 1930, les derniers loups disparaissent progressivement : la dernière observation authentifiée "photos des loups" daterait de 1939. Plus aucune attaque ni capture n’a été recensée jusqu’à nos jours. Qu'en est-il en 2006 ? |
|
|||||||||||||||||||||||||